Atelier de travail sur la productivité

Le NPCC entame une étude sur la productivité en partenariat avec la Banque Mondiale

Un atelier de travail sur la productivité avec l’assistance technique de la Banque mondiale a débuté le 21 mars 2019 à l’hôtel Gold Crest.

L’atelier fait partie d’un projet global qui vise à démarrer une étude régulière au niveau des entreprises sur la productivité et ses facteurs favorables, ainsi qu’un rapport qui exploite les données nouvellement collectées pour présenter une recherche orientée sur les politiques et sur des questions clées liées à la productivité.

On s’attend en outre à ce que la disponibilité de données sur la productivité au niveau des entreprises suscitera des recherches supplémentaires de la part des universitaires et contribuera ainsi à la base de connaissances sur la productivité à Maurice.

David Francis, Senior Economist à la Banque mondiale, basé à Washington, est à Maurice pour animer cet atelier d’une journée réunissant divers acteurs des secteurs privé et public.

Le NPCC a consulté les principales parties prenantes pour connaître leur point de vue sur la base de données existantes sur la productivité. L’atelier est en effet une session permettant à toutes les parties prenantes de faire le bilan des informations collectées et de dégager un consensus sur les prochaines étapes en matière de collecte de données et de recherche.

Selon l’Honorable Dharmendar Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne Gouvernance, qui a ouvert l’atelier, un sens aigu et une compréhension appropriée de la productivité doivent faire partie de la philosophie de notre peuple, telle qu’elle a été et s’est développée dans des économies dont l’Allemagne, le Japon et le Singapour. “Nous devons inculquer une culture de performance et de productivité au sein de la population. Tout commence par la sensibilisation et l’éducation dès le plus jeune âge. La population active doit vraiment réaliser que la productivité profite finalement aux institutions, à ses employés et à leurs familles”, a-t-il souligné dans son discours d’ouverture.

“Améliorer la productivité n’est pas une tâche facile. Cela nécessite une transformation globale, exigeant que les améliorations de la productivité soient cartographiées différemment, non seulement en termes de technologie, de réglementations, de structure industrielle, de talents et de compétences, et de dynamisme de la productivité, mais surtout en termes de compréhension de notre statut actuel de productivité”, a déclaré le directeur exécutif du NPCC, M. Deepak Balgobin.

Pour le président du NPCC, M. Sanjiv Mulloo, le moment est venu de lancer un débat national sur la productivité. Il a cité des exemples d’entreprises très productives qui emploient moins de personnes que celles qui sont moins productives mais emploient un plus grand nombre de personnes. “La productivité repose sur un nouvel état d’esprit et concerne chacun d’entre nous. Cependant, une mesure appropriée de la productivité sur le paysage économique mauricien est devenue très importante dans le contexte actuel, alors que nous nous préparons à adopter un statut de pays à revenu élevé dans les années à venir”, a-t-il expliqué, ajoutant qu’il y a maintenant des industries émergentes où nous pouvons investir nos efforts pour reconvertir la main-d’œuvre des industries en déclin.

Le représentant de la Banque Mondiale à Maurice, M. Erik von Uexkull, a toutefois rappelé que le projet n’est pas du tout un exercice académique. “Au contraire, nous cherchons à obtenir des résultats très concrets et exploitables sur ce qui peut être fait pour aider les entreprises à accroître davantage leur productivité”, a-t-il souligné.

Sur la base des résultats des discussions, une étude appropriée sur les entreprises sera conçue et réalisée dans les prochaines semaines.

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