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Business Mauritius

Business Mauritius analyse les besoins en compétence des employeurs

Ayant constaté depuis un certain nombre d’années une disparité entre les besoins des employeurs mauriciens et l’offre disponible sur le marché du travail, Business Mauritius a décidé de lancer une étude globale sur le sujet en avril 2018. Cela, dans le but d’établir un véritable cadre permettant d’identifier les compétences recherchées.

« Il est important de mettre en place un guichet unique pour fournir des informations actualisées sur l’emplacement et les types d’emplois disponibles, les prévisions d’évolution du marché du travail, la composition des compétences de la main-d’œuvre actuelle et les évolutions futures, » a expliqué Dhiruj Ramluggun, Head Social Capital Commission.

L’étude, qui a été confiée à DCDM Research, a été effectuée auprès d’environ 200 compagnies privées mauriciennes de différentes tailles et évoluant dans différents secteurs. Outre l’identification des compétences, l’exercice avait aussi pour objectif d’établir les postes les plus recherchés sur les trois prochaines années ; d’évaluer le degré de difficulté des employeurs à combler les postes vacants ; et enfin de déterminer les attentes des employeurs en termes de personnel qualifié durant les prochaines années, par rapport aux prévisions de développement économique.

L’étude a démontré que les compétences les plus recherchées actuellement par les employeurs sont la communication, le travail d’équipe, le service à la clientèle, la résolution de problèmes et la gestion d’une équipe. Les postes les plus recherchées varient entre les emplois nécessitant des qualifications (maçons, techniciens, serveurs, etc.) et ceux n’en nécessitant aucune (techniciens de surface, aides, chauffeurs, etc.).

Les employeurs participants ont également souligné avoir du mal à trouver des candidats adéquats pour des postes de Managers (Top & Middle Management) sur le marché local. En effet, la plupart des candidats auditionnés ne possèdent pas suffisamment d’expérience pour ces postes, d’après les employeurs. Ces derniers affirment souvent penser à faire appel à des expatriés pour combler le vide.

Les raisons de cette disparité entre l’offre et la demande sur le marché est due à plusieurs facteurs, selon l’étude. Tout d’abord, il y aurait actuellement un fossé entre les compétences enseignées dans le cursus scolaire et les besoins du marché. Par conséquent, la vaste majorité de la main d’œuvre locale ne possède pas les qualifications et l’expertise requise pour les emplois disponibles.

Ensuite, de nombreux employeurs soulignent un certain manque de motivation et de comportements non-adaptés de la part des jeunes travailleurs. Ces derniers, soutiennent les employeurs, affichent une flagrante démotivation dès le départ pour des postes pour lesquels ils se sont portés candidats, et manquent de persévérance face aux obstacles. De plus, les employeurs estiment que les attentes salariales des jeunes seraient trop excessives, mais aussi souvent en inadéquation avec leur degré d’expérience et d’expertise.

Outre le manque de compétences techniques et les lacunes du système scolaire, l’étude démontre que la main d’œuvre disponible manque désespérément de capacité d’adaptation. Cela serait dû principalement à des faiblesses généralisées au niveau des compétences non-techniques (soft skills).

Les employeurs ont par eux-mêmes établi certaines stratégies pour lutter contre cette inadéquation de compétences, comme par exemple en promouvant la formation professionnelle. Ces formations, qui couvrent aussi bien les compétences techniques que non-techniques, peuvent être délivrées par l’entreprise elle-même ou par des programmes privés. De nombreux employeurs font aussi appel à des programme d’assistance à l’emploi nationaux comme le YEP, le NSDP, etc.

D’après les conclusions de l’étude, les secteurs d’activités qui devraient être le plus porteurs d’emploi dans les 2 à 5 prochaines années sont les suivants :

1. Marketing numérique / Expert / Coordinateur

2. Réseaux sociaux

3. Développeurs en E-commerce

4. Les analystes d’informations, surtout au niveau des données volumineuses ou de l’intelligence artificielle

5. Représentants des ventes

6. Techniciens de surface

7. Techniciens

8. Conducteurs de camions et de camions lourds

9. Comptables

10. Serveurs / cuisiniers

A la lumière des conclusions de cette étude, Business Mauritius compte prendre un certain nombre de mesures afin de rétablir un équilibre entre l’offre et la demande sur le marché du travail. En premier lieu, les recommandations du rapport seront présentées pour discussion à la Commission sur le Capital Social, afin de les peaufiner. Ensuite, l’association modifiera les formations qu’elle propose afin de mieux couvrir les besoins des différents secteurs industriels, tout en proposant à ses membres son assistance à travers des programmes d’acquisition de compétences. Enfin, Business Mauritius continuera d’encourager ses membres à faire appel aux programmes nationaux d’aide à l’emploi.

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