Panik au cinéma

Panik – Sortie le 1er novembre 2017

C’est entourée de ses collaborateurs – comédiens, réalisateur et sponsors – que Miselaine Duval , directrice de la troupe Komiko, a présenté, au MCiné, le making of et la bande-annonce de Panik, son tout premier long-métrage. A ses côtés, Nicolas Fay, le réalisateur, les comédiens Wesley Duval, Cindy Pierre et Alexandre Martin ainsi que tous les sponsors du film.

Une fois de plus, Miselaine Duval vient relever un nouveau pari : celui de tourner le premier film de Komiko. Un défi à la fois humain, artistique et surtout financier. Panik, c’est avant tout, une recette qui fait le succès populaire de Komiko depuis des années. C’est l’histoire de Michel qui a une maîtresse et aime encore plus sa femme légitime. Il mène une double vie entre mensonges, trahisons et quiproquos.

Miselaine Duval explique ce qui l’a poussée à se lancer dans cette aventure cinématographique : « Ce film est la réalisation d’un rêve longtemps désiré. Panik, notre premier long métrage vient ici confirmer notre désir en tant qu’acteur à Maurice d’aller plus loin dans notre carrière. Jouer au grand écran est le rêve de tout comédien. Aujourd’hui, je salue le travail de mes acteurs qui sont au four et au moulin depuis des mois. Leurs sacrifices payent grâce à la foi qu’ils ont eue en moi et notre passion. C’est légitime que Komiko touche le grand écran, c’est même essentiel. C’est aussi important de souligner que nous jouons, dans ce film, en créole, la langue des tous les Mauriciens. Nous avions déjà imaginé ce moment, il y a 22 ans et nous sommes présents au rendez-vous aujourd’hui en 2017. Merci à ma troupe, à mes amis et à ma famille artistique… »

Le réalisateur Nicolas Fay connait Miselaine et les Komiko depuis une dizaine d’années. Il explique sa démarche avec Panik : « Je ne suis pas un réalisateur comme les autres sur ce sujet.

Je suis un « passeur ». J’ai eu la chance de travailler avec Patrice Leconte quand j’étais monteur. Lui-même avait eu ce rôle avec l’équipe du Splendid. Etre le passeur, c’est savoir doser le théâtre
pour qu’il passe au cinéma. Les Komiko jouent « à fond » sur un plateau en « plan large ». Etre le passeur, c’est aussi aller chercher chez les Komiko ce qui fait les grands clowns : le drame. Et c’est parce que les Komiko ont cette force de rendre heureux ce qui est malheureux que Panik doit exister. »

Panik sort déjà sous d’excellents auspices car le film a déjà trouvé un distributeur à l’Ile Maurice, MCiné et a été sélectionné au Festival du Film du Dorat 2017 en France. « C’est une opportunité qui est arrivée par hasard, car le directeur de ce festival a assisté à une de nos projections test. Panik a donc été sélectionné, en langue créole, comme film d’ouverture de ce festival, » explique Miselaine Duval. A Maurice, le film sortira en salles dès le 1er novembre.

Panik bénéficie du soutien des partenaires principaux suivants : MCiné, Permoglaze, Margarine Tara, Chili-MTML, Winners, Panagora, Pepsi, Lux* Resorts, Coquille Bonheur, Château du Labourdonnais, Nissan, Radio One et IBL Brand Activ.

Miselaine Duval explique l’importance de ce soutien et les enjeux financiers: « Nous avons pu monter Panik grâce à des partenaires financiers et aussi des partenaires qui nous ont offert des produits ou services. Nous avons obtenu le Rebate Scheme de la BOI, les 30% qu’on donne aux producteurs locaux. Ce qui est bien mais dommage que nous n’ayons pas 40% comme les étrangers qui viennent tourner à Maurice. Veut-on nous encourager ou nous ralentir ? Il faut compter pour un long métrage en Europe, un minimum de 6 millions d’euros. Et nous aujourd’hui, c’est avec 5 millions de roupies (140 000 euros) nous avons fait un film indépendant. Nos partenaires croient en nous et nous les remercions. Mais comme ce serait agréable d’être respecté et soutenu par des structures dont c’est la mission à l’Ile Maurice. Comment peut-on parler d’industrie cinématographique en l’absence d’une vraie structure et d’un encadrement ? Quand certaines osent encore demander si on a des acteurs professionnels à l’Ile Maurice ou lorsque l’on juge un acteur par son accent. L’accent et la langue ne sont pas des barrières pour le talent. »

La directrice de la troupe Komiko est très reconnaissante envers ceux qui la soutiennent : « Je remercie Nicolas Fay pour son dévouement et son esprit de partage. Notre route a été difficile mais rien d’impossible n’est venu nous priver de cette réalisation. Merci à mon équipe qui mérite toute la foi que j’ai à dévoiler leur talent et leur passion. Merci à l’équipe technique qui a bossé sur ce film. Un énorme merci à Rajesh Callichurun de MCiné qui a été le premier à y croire, rien que sur la base d’un simple synopsis. MCiné a ouvert la porte à l’industrie cinématographique locale et nous a permis d’y croire. Merci à mes partenaires. Nous n’aurions jamais réussi si vous n’aviez pas dit : Oui, on vous accompagne. Nous irons loin ensemble car aucune barrière n’est infranchissable si on a la foi artistique ! »

Lors de cette conférence de presse, Miselaine Duval en a profité pour annoncer que sa troupe s’installera dès le 30 novembre prochain à Bagatelle dans le Komiko Comedy ArtClub. Cette nouvelle salle accueillera, pour son ouverture, le 8e Festival du Rire.

Avec Panik, le Komiko Comedy ArtClub et le 8e Festival du Rire, Miselaine Duval et sa troupe ont de quoi être fiers.

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