mardi , 27 juin 2017
Live News

Plaidoyer remarqué de la COI pour la sécurité alimentaire et un traitement différencié pour les Etats insulaires

Face à des représentants de Sao Tomé-et-Principe, de Guinée-Bissau, du Cap-Vert, des Comores, des Seychelles, de Maurice et des Maldives, le Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Hamada Madi, a réitéré la détermination de l’organisation régionale à voir les petits Etats insulaires en développement (PEID) à bénéficier d’un traitement différencié de la part de la communauté internationale, notamment pour l’accès aux nouvelles sources de financement dont les Fonds climat.

Commission de l'Ocean Indien - COI

Commission de l’Ocean Indien – COI

C’était à l’ouverture de l’atelier régional de consultation sur le programme d’action global de l’Organisation internationale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les PEID, le 4 avril 2017 à Plaisance (Maurice).

Pour Hamada Madi, « l’avenir de nos îles dépend des soutiens qu’elles recevront pour atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Pour y parvenir, l’Afrique et ses institutions politiques et de développement doivent cesser de nous [Ndlr, les PEID] considérer comme de simples éléments de grandes sous-régions continentales. Il faut rappeler, haut et fort, que nos aspirations d’îliens ne peuvent s’épanouir si nous demeurons participants minoritaires – pour ne pas dire « sleeping partners » – à des forums continentaux conçus pour d’autres. Si l’Afrique donne l’exemple, le reste de la communauté internationale suivra et je ne doute pas que les PEID seront alors reconnus comme une entité spécifique au sein du Système des Nations unies ».

Ce plaidoyer porté par la COI vise à sensibiliser la communauté internationale sur les spécificités des PEID particulièrement vulnérables aux chocs mondiaux et aux défis du développement. C’est notamment le cas en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

« La dépendance des Etats membres de la COI aux aléas des cours mondiaux des denrées alimentaires est alarmante. L’Indianocéanie n’est absolument pas protégée des risques d’insécurité alimentaire », a souligné le Secrétaire général de la COI.

Pour répondre au défi alimentaire dans les Etats insulaires de l’Indianocéanie, la COI a ainsi élaboré un programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PRESAN) avec l’appui de la FAO. Hamada Madi a présenté les grandes lignes du PRESAN dont l’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire régionale par l’augmentation des productions agricoles, l’amélioration des moyens de stockage et de distribution ainsi que des normes phytosanitaires, entre autres. « Chacun comprendra en regardant la carte de notre région que l’alimentation de nos pays ne peut être dissociée de Madagascar, la Grande Ile, qui concentre 98% des terres arables de toute l’Indianocéanie », a-t-il rappelé.

(Visited 24 times, 1 visits today)
0